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Les Maires de Condé-sur-Sarthe
J’ai bien connu, Mr Jacques Fould, Mr Leraillez, Mr Maertens, Mr Suard, et maintenant
Mr Esnault, tous ces hommes qui se sont dévoués, et qui se dévouent journellement, que ce soit
le maire, ou les conseillers, au service de la commune.
Autrefois dans les années 1950-1980, les réunions de conseils se terminaient toujours par
un verre de l’amitié, pris à tour de rôle chez un commerçant de la commune.
Les tenanciers des Cafés Epiceries, en haut du bourg, les cartes postales nous donnent
comme nom Mr Septier, que je n’ai pas connu. Puis Mme et Mr Mallet Théophile, à qui
j’achetais des billes, étant à l’école. Il fut conseiller municipal, adjoint au maire pendant de
nombreuses années. Avec sa femme et plus tard sa fille, Mme Lemoine, ils tinrent pendant plus
de 40 ans ce commerce. En bas plusieurs ménages se sont succédés, Mr Bourdas, Mr Mme
Duveau, Mr Mme Kauffmann-Louvet, Mr Mme Malherbe, Mr Mme Renard, Mme Vannier, sa
fille Jacqueline, mariée un peu plus tard à Mr Roblin, Mr Mme Chauvin, Mr Camus.
Mr Théophile Mallet était cousin avec Jules Mallet commerçant en beurre et oeufs. Le
fils de Jules, Pierre Mallet avait acheté une laiterie à Alménèches, dans les années 1935 1939,
il fabriquait du beurre et le transportait à Condé pour y être conditionné et empaqueté. Lucien
Chesnot dans les années 1936 1938 était employé de Pierre Mallet comme chauffeur, il
effectuait les tournées de ramassage du lait ou de la crème.
De nombreuses cartes postales nous montrent l’aspect du bourg à différentes époques, il
n’a pas beaucoup changé, mis à part quelques constructions nouvelles. Une grande évolution
quand même, car nous ne sommes plus au temps des chevaux, des carrioles et des charrettes
qui transportaient les tonneaux de cidre.
Il nous faut parler également, de l’église et des prêtres, la liste est longue depuis l’an
1510. L’église, est patronnée par St Martin. Elle était à la nomination de l’abbaye de St Martin
de Sées, par la donation qui lui en fut faite par Guillaume Quarrel, fils de Robert qui avait
défendu le château de St Cénery contre le duc de Normandie, et à qui ce prince fit couper les
oreilles et crever les yeux. Robert, fils de Haméric de Courteille donna à ce monastère quatre
arpents de prés dans cette paroisse. En 1790, le revenu de la cure de Condé était de 4000 livres,
partagé par moitié avec l’Abbaye de St Martin. Il n’y en avait point de plus considérable, la
dîme était pour tous les pauvres paysans
« impitoyable ».
Les prêtres, contentons nous de citer, en 1920, l’abbé Hayot qui a officié 15 ans, l’abbé
Mary, puis l’abbé Tardy de 1936 à 1969. Il me fit le catéchisme, je fus enfant de chœur, je fis
deux communions et la confirmation. Il n’était pas facile l’abbé Tardy, nous devions apprendre
le catéchisme et assister à la messe et aux vêpres. Bien se tenir aux offices sinon, on se
retrouvait à genoux dans le chœur. Si nous devions manquer la messe, il nous fallait faire
signer le carnet, par le curé où nous allions, preuve que nous avions assisté dans une autre
paroisse.
Le catéchisme, avait lieu à 11heures 30, une bonne demi heure de catéchisme et l’école
reprenait à 13 heures 30, il fallait faire vite, surtout si nous rentrions manger à la maison.
Et les compositions que nous faisions, pour le classement : Ce n’était point de la
fantaisie. Il fallait répondre aux dix questions et donner des détails.
Il me faut parler également des missions, des Saluts, du mois de Marie, des photos nous
montrent l’importance, de ces fêtes dans ces années là, 1938, 1948.
Avec l’abbé Brionne, vingt ans plus tard, il était déjà beaucoup plus souple. Puis ce fut
l’abbé Dubois, l’abbé Gouault et maintenant l’abbé Perrin. Mais que de changements !
La religion manque de prêtres, la moitié des enfants si ce n’est plus, ne sont pas
baptisés. Les communions ne sont plus préparées par des moines capucins, comme nous avions
le plaisir de vivre en commun la retraite avant la communion. C’est l’évolution !