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Origine du nom Condé
Mais d’où vient le mot de Condé. D’après les érudits, il viendrait du mot celtique
Condat qui veut dire confluent ou bien de deux mots latins, condasatio aquarum,
réunion des eaux. Pour circuler, 50 ans avant Jésus-Christ, les Romains sous le
commandement de Jules César construisirent des routes. L’une d’elles venant de
Chartres passait par Saint Rémy du Plain, Ancinnes et traversait la Sarthe au gué du
Moulin de Condé. Or le gué du Moulin de Condé se trouve exactement au confluent de
la Sarthe et de la Randumière.
Ce qui donna un nom à notre commune «
Condé
».
A cette époque Alençon n’était qu’une petite bourgade sans importance lorsque Saint
Latuin vint en 420 après J Christ évangéliser notre contrée. Les Francs occupèrent la
région pendant près d’un siècle.
Sous le commandement de Clovis en 509, Exmes devint la capitale de l’Hiexmois
qui s’étendait depuis la rive droite de la Sarthe jusqu’à Caen.
C’est en 944 qu’Yves de Bellême ayant sauvé le jeune duc de Normandie,
Richard petit fils de Rollon, que le roi de France retenait prisonnier, reçut en
récompense le vaste territoire qui s’étend depuis le Mesle-sur-Sarthe jusqu’à Domfront,
à charge d’y faire construire deux forteresses, l’une au confluent de la Briante avec la
Sarthe, et l’autre sur les rochers de Domfront afin d’y arrêter les incursions des
Angevins et des Manceaux.
Le château qui fut construit au confluent de la Briante et dont il ne reste que trois
tours, fut le berceau de la ville d’Alençon. C’est probablement à cette époque que
l’exploitation des carrières de Condé-sur-Sarthe commença.
En 1087,
Robert Quarrel seigneur de Condé
, commandait à Saint Cénery au
nom du seigneur de Bellême. Il fut assiégé par
Robert
, fils de Guillaume le conquérant,
et repoussa d’abord victorieusement toutes les attaques. Mais la disette se fit sentir et la
garnison de Saint Cénery fut obligée de se rendre.
Robert
irrité fit crever les yeux de
Quarrel
et mutiler ses compagnons d’armes. Quarrel guérit de ses blessures et en
récompense des soins que lui avait donnés un moine de l’abbaye Saint Martin de Sées,
donna à celui-ci tout ce qu’il possédait au jour de sa mort. Par suite de cette donation
l’abbaye de Saint Martin de Sées posséda jusqu’à la révolution, la moitié des revenus
de l’église de Condé sur Sarthe.
Quelques années plus tard, en 1113, eut lieu à Condé une entrevue de Henri 1
er
roi
d’Angleterre et duc de Normandie avec Foulques comte d’Anjou. Ils décidèrent le
mariage de Mathilde fille du roi, avec Geoffroy fils de Foulques.
Cinq ans après en 1118, ces mêmes personnages se retrouvent à Condé mais avec
des intentions bien différentes. Henri 1
er
occupe Alençon avec son armée, Foulques
avec de nombreuses troupes passe la Sarthe au gué du Moulin et vient camper près de
Hertré. Bientôt une bataille sanglante s’engage au nord du hameau nommé « la grande
brèche » sur les terres qui ont été désignées depuis sous le nom de la « Bataille ». Cet
endroit se situe à Condé après le « Moulin à Vent » à gauche en direction d’Alençon.
Les combats furent très violents et durèrent toute la journée, Henri vaincu se retira vers
Sées avec les débris de son armée. Tandis que Foulques allait au prieuré de
« Saint
Isige de Lancrel »
remercier Dieu de sa victoire.
Pendant la guerre de Cent Ans, les habitants des communes situées entre Alençon
et Saint Cénery eurent beaucoup à souffrir : bestiaux enlevés, moissons saccagées,
maisons incendiées. Beaucoup de terres restèrent incultes.