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La réouverture de la carrière
La carrière de la Jardinière avec, au fond, la mare à Firmin. Pourquoi ce nom ? La famille
Firmin a habité dans les années 1930 la maison surplombant cette mare et Mr Firmin pêchait
souvent à cet endroit. Cette maison est actuellement occupée par Mr et Mme Leperson, c’est une
propriété familiale. La carrière, appartient aujourd’hui à Mme Scelland.
Gilles et Fernand, lancèrent leur entreprise en 1948, dans le fond à gauche de cette grande
étendue. Ils travaillèrent sur ce site deux bonnes années. Puis ils quittèrent ces lieux dans l’année
1951 pour la grande carrière de Beauséjour, dont la pierre était plus belle. La nature avait repris
ses droits, nous retrouvions tous ces sites, ou tant de souvenirs de jeux, d’escalades pratiquées,
bien souvent dangereuses, au temps de notre jeunesse, nous revenaient en mémoire. Une période
de calme, s’installa quelque temps.
Cependant, les carrières étaient en vente, Mr Leraillez aurait aimé faire un parc de loisirs.
Mais il ne fut pas suivi par le conseil municipal. Quel dommage ! Pourtant le site était splendide.
Deux grands rochers plantés d’arbrisseaux, de genêts, de bouleaux, de digitales, incitaient à la
découverte. Lieu de pique-nique et d’escalades pour les promeneurs et parfois les campeurs
alençonnais et qui venaient passer le Week-end. L’entreprise Scelland (travaux publics), acheta,
remblaya, détruisit ce magnifique endroit. Sous les coups de boutoirs des bulldozers et
pelleteuses, tout changea, une grande surface plane apparut. Quel gâchis ! la mare fut réduite au
minimum. On planta quelques arbres fruitiers, on ferma ce grand espace avec grillage et portail.
Le chemin d’accès n’est plus entretenu, la partie droite de cette voie est propriété de Mr Mme
Berson, qui furent empêchés d’agrémenter ce site, depuis, à l’abandon complet.
Heureusement, nous avons pu faire acheter, la partie de terrain sur la droite de cette
voie d’entrée, par la commune : des nomades voulaient s’implanter sur cet espace.
En 1952, la commune décide l’adduction d’eau, un château d’eau est construit derrière la
maison de Mr et Mme Huet au n°10, de la rue du même nom. Ce fut une très heureuse initiative
car l’eau devenait un gros problème pour les habitants de la Boissière et d’un peu partout
d’ailleurs ! La Lyonnaise des Eaux, gérante des installations sur la commune, décide en 1995 de
ne plus distribuer l’eau de Condé-sur-Sarthe invoquant la teneur en nitrates révélée par leurs
analyses. Adieu notre eau de source : nous boirons donc maintenant l’eau de la Sarthe. La
démolition du château d’eau suivit le programme, et en 1997, on fit imploser notre édifice ! La
rue a gardé le nom.
Où est le Château d’eau disparu
! Envolé !
Quel dommage : n’aurait-on
pas dû le sauvegarder ? En faire quelque chose ? Il avait été question d’en faire un lieu
d’escalade. A l’heure des trente cinq heures, alors qu’on parle loisirs, qu’en pensent les habitants
de Condé ?
En 1965, avec l’adduction d’eau, un lotissement de quelques maisons vit le jour en
montant sur la droite : les n°12-14-16-18-20. Avec l’arrêt de la scierie, en 1975, un autre
lotissement vit le jour et la rue des Elliots fut créée, six maisons sortirent de terre, puis nous
arrivons à la D 112.
En 1953, la commune reçut un legs de la part d’une habitante de Condé : un grand terrain
avec une mare situé à la Boissière. La commune mit en valeur ce cadeau, par la construction de
plusieurs maisons. Avec le remembrement, le conseil municipal décida de boucher la mare. Il
fallait un endroit pour se débarrasser de toutes les souches arrachées sur la commune. C’était
aller vers les ennuis car la mare bouchée faisait cuve de rétention et l’eau envahissait les caves. Il
fallut creuser un puisard et poser une pompe de relevage raccordée au réseau pluvial, les trottoirs
ayant été réalisés. La pompe tomba souvent en panne, et notre maire de l’époque, (Bernard
Suard), dut intervenir maintes fois. Il ne fut tranquille, que lors de la réalisation du tout à l’égoût,
on descendit la canalisation à 9 mètres sous la route D 112, et l’on put supprimer la pompe. Plus
de caves inondées, tout était rentré dans l’ordre.