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La pêche miraculeuse.
C’était pour eux, le moment de frayer. Que faire ? Sans hésiter, je plantais ma fourche,
deux grosses carpes étaient traversées par les doigts de la fourche. Sous le « débat » de ces
bestioles, je fus copieusement arrosé, reprenant toute ma force je relevais l’outil et le
balançais derrière moi. Un poisson retomba dans la mare ! Je récupérais l’autre dans les
ronces et, tout heureux, je rentrai à la maison, tenant mon trophée au bout de l’outil,
rayonnant de joie. Ce gros poisson, nettoyé et bien assaisonné fut cuit au four et l’on se
régala. Longtemps on parla de cette pêche, quelque peu interdite mais mémorable.
Les Plaisirs de l’Hiver.
La «
Grenouillère
», l’hiver était le théâtre de bien des souvenirs également. Le
thermomètre descendait jusqu’à moins 25 dans ces années 1950. Il n’était pas rare de
retrouver sur la mare une couche de glace nous permettant de faire de belles glissades ! Que
de fois sommes-nous tombés, nous avions même la chance de voir évoluer « Mr Voley »,
président du tribunal d’Alençon à cette époque, qui venait patiner sur une partie bien
délimitée de cette mare. Nous faisions du vélo, plus tard de la mobylette, jusqu’à une
Traction que l’on amena dessus ! C’est vous dire l’épaisseur de glace.
D’autres lieux de Baignades.
La Tour
La carrière de la Tour, rue de Beauséjour, recevait elle aussi ses adeptes, Marcel Ribot
plongeait de très haut, 10 mètres, 12 mètres difficile d’évaluer la hauteur. Les garçons
Préaux, Guy, Pierre et Bernard, plongeaient également dans cette carrière et Ginette, leur
petite sœur, y apprit à nager.
Ces mares, d’abord lavoirs, étaient des réserves d’eau, que les gens venaient chercher
l’été pour les animaux et les jardins. Pour l’eau potable, c’était les fontaines, les sources, les
puits, C’est seulement en 1955 1960 que l’eau potable arriva aux robinets.
Beauséjour
La carrière de Beauséjour, un peu plus tard fut un grand rendez-vous également. J’ai
retrouvé Jean-Marie Provost, qui plongeait de 11 mètres, toujours en saut de l’ange. Il
plongea même du haut de la flèche de la grue, ce qui représentait 16 ou 18 mètres, où il avait
aménagé une petite plate-forme de départ. Un autre garçon, surnommé « Kaoun », plongeait
également de cette hauteur. Mr Chazey, prévoyant le danger, tourna la flèche de cette grue,
afin que personne ne puisse renouveler ces exploits. Grâce à une amie Nicole Bruneau et je la
remercie, qui me prêta des photos prises sur Beauséjour et la Grenouillère.
La Sarthe
La Sarthe également, était en de nombreux endroits, le rendez-vous des amateurs d’eau,
par exemple le pont de Saint Germain, où nous plongions du haut du parapet en passant par
dessus la rambarde
Le café Lelièvre, qui avait un accès direct sur la rivière avec ses barques, ses tonnelles.
Entre l’ancien pont en dalles de granit, où passaient les charrettes, et le nouveau pont
construit dans les années 1905-1908 c’était un régal.