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La création du lavoir de la Jardinière
Mais revenons aux lavoirs. En 1883, seul le bourg de Condé en possédait un.
Puis le Conseil municipal décida d’en construire un à la Jardinière. Une
souscription rapporta 200frs auprès des habitants de la commune. Début 1884, le
lavoir était construit, coût 600frs. Des problèmes vont alors surgir : il faut créer un
aqueduc sous la route car le passage de l’eau en continu dans le lavoir, amène trop
d’impuretés à cause des bêtes dans les pâturages. Il fallut attendre deux années pour
que ces travaux puissent se réalisés. (Les Finances).
Autres lavoirs
D’autres lavoirs existaient, dans les mares par exemple, que les lavandières
préféraient car l’eau était moins froide. Le Maroc, appelé encore « la mare aux
charretiers », fréquentée par les dames de la Boissière, c’était moins loin mais l’eau
était impropre. Alors, on allait soit à la Grenouillère, soit au lavoir municipal.
Puis « la
Grenouillère
», un endroit très prisé par les femmes de la Jardinière.
Mme Zanetti, Mme Rivière, Mme Lecerf, Mme Pellegrini, Mme Firmin, et bien
d’autres aimaient beaucoup « la
Grenouillère
». L’été, pendant que les mamans
lavaient, les enfants profitaient de la baignade. Que de souvenirs ! Après la division
des carrières devenues propriétés privées, tout disparu : plus de lavoirs. Il faut dire
aussi que la vie avait changé : la machine à laver trônait déjà dans bien des maisons.
Du côté de Beauséjour, la carrière de la Tour était également le rendez vous
des dames du quartier. Certaines fermes, possédaient aussi un lavoir, Hertré, Le
Grand Hertré, La Bigottière, pour ceux que je connaîssait. Il y en avait sur tous les
ruisseaux ou cours d’eau, disséminés sur l’ensemble de la commune, les Brosses, le
Moulin avec la Sarthe, la mare à Rouland à la Boissiére avant qu’elle ne soit
bouchée et bien d’autres.
Le lavoir de la Jardinière