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Trois superbes lavoirs.
Le premier
se situe rue des
Alpes Mancelles
. Nous quittons la place Bernard
Suard étagée de granits foncés. Admirons les parterres de rosiers, le point de vue
sur la vallée de la Sarthe. Le contour de l’église, ses mosaïques, ses auges creusées
dans le granit bleu rappelant celui de Condé «Beauséjour ».Nous descendons le
bourg très agréable depuis sa rénovation avec différents coloris de chaussée. Passé
la grande cour, un petit sentier nommé «
Ruelle du lavoir
» nous emmène en
descendant au
lavoir du bourg
. Le clapotis de l’eau trouble le silence. Le calme et
le chant des oiseaux, vous invitent à la réflexion. Un lieu de souvenirs où les
lavandières égayaient l’endroit de leurs conversations animées, au bruit du battoir, à
genoux dans leur case de bois appelé « cassot ». Que de changements nous apporte
la vie actuelle : la machine à laver, le sèche-linge. N’est-ce pas là une grande
invention ? Ce lieu est devenu un but de promenade ou l’on peut découvrir les
poèmes des écoliers de Condé.
Le deuxième
se trouve sur l’ancienne nationale Nationale 12 déviée une
première fois dans les années 1957-1958 et depuis devenue
Départementale 112
depuis la déviation est-ouest d’Alençon. Donc nous empruntons la rue de l’Eglise,
un coup d’œil sur le beau calvaire de granit, en passant le croisement de la Route
Départementale n°1. Sur la gauche admirons le point de vue sur la vallée. Arrivés
au carrefour, nous traversons la D112 devant la maison de l’ancien régisseur du
château de Vervaine Mr De Lanascol. Cette Belle propriété avec parc est habitée
par Mme de Montal demoiselle Fould, famille d’anciens propriétaires du domaine
de Vervaine, bienfaiteurs des habitants de Condé-sur-Sarthe dans les années 1930.
Nous traversons puis nous continuons une cinquantaine de mètres et, là, sur la
droite, voici
le lavoir
du Pont-Percé
. (
Le Pont-Percé
), d’où vient ce nom ?
Autrefois, lors de la création de cette route par Louis XV, il n’y avait pas de pont,
les voitures attelées traversaient le cours d’eau le Cuissay à gué. Une passerelle
faite d’une dalle de granit permettait aux piétons de traverser sans se mouiller les
pieds, cette dalle de granit sortie de la
carrière, était percée de deux trous ! D’où le
nom de
Pont-Percé
.
De forme circulaire, alimenté par un cours d’eau
(Le Cuissay
) sortant du parc,
ce lavoir est magnifique, surtout sa charpente. La couverture en ardoises et zinc,
partagée en cinq versant est curieuse, il est protégé par une rambarde métallique et
l’on peut lire également un poème écrit par les écoliers. Un jour un drame se
produisit malgré tout à la sortie du lavoir : une dame du Pont Percé mit fin à ses
jours en se noyant dans ce cours d’eau. Ce qui provoqua un grand désarroi dans le
petit hameau, où cette dame était très estimée. Encore un lieu de balade, à
découvrir, lors d’une sortie au restaurant par exemple. Ce restaurant actuel, je l’ai
connu « épicerie café » puis épicerie café coiffeur puis bar-boite de nuit
nommée « l’Ecurie » et actuellement « Auberge du Pont Percé ».