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Puis les charrues, les extirpateurs, les semoirs, les faucheuses peu à peu apparurent.
Les moissonneuses lieuses, les botteleuses et le grand événement «
les tracteurs
» qui
remplacèrent les bœufs, et les chevaux. Puis vinrent les engrais, la modernité, la course à la
production ! Et les moissonneuses batteuses qui changèrent complètement la vie des
agriculteurs. Quand on voit les rendements actuels, nos vieux laboureurs se retourneraient
dans leurs tombes.
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Un peu de bon sens
Sur les routes autrefois empierrées ne circulaient que carrioles et diligences. Et
maintenant les autoroutes qui aujourd’hui forment des rubans asphaltés sillonnent l’Europe,
où tant de voitures et de camions ont remplacé le train ! Quand va t’on arrêter ce trafic qui est
entrain de polluer, de modifier, de détruire notre planète par le réchauffement de
l’atmosphère ? Avec l’électricité fournie par les éoliennes, les trains pourraient emmener
combien de camions ?
Et les avions que l’on construit de plus en plus gros, bientôt 800 passagers ! Le trafic
s’amplifie de jours en jours, bien sûr que tout cela est merveilleux, la moitié de la terre sans
escale ! Ne parlons pas du cosmos, des stations orbitales, là c’est trop pour ma petite tête. Je
sais que tout cela est l’évolution, mais écoutons des gens comme Nicolas Hulot, qui, avec
d’autres scientifiques, se battent pour éclairer, informer et alerter contre la destruction de
notre environnement, de notre planète.
Le Jardin
Mon père aimait jardiner, nous bêchions ensemble à la pelle des journées entières
pour retourner cette terre qui nous a nourris. La superficie du jardin, 2000 mètres carrés,
permettait d’y planter ou de semer toutes sortes de légumes : petits pois, échalotes, fèves,
carottes, navets, pommes de terre, choux divers, endives, betteraves rouges, salades bien sûr,
haricots à pieds et à rames. Pour les lapins, les rutabagas, sorte de gros navets à chair jaune,
les betteraves fourragères et les carottes blanches ; les choux verts aussi qui étaient les
bienvenus lorsque nous n’étions pas allés à l’herbe disait maman. De plus ces choux verts
donnaient des brocolis, délicieux avec des saucisses. Que de dimanches passés au jardin !
Puis nous avions les fruits, les pêches, les prunes, les poires, les pommes, les cerises. Voyez
le jardin, en ces temps là, c’était la nourriture de toute une famille.
Le Cochon
Et l’élevage du cochon ! Là aussi ce fut un événement. Dans le cabanon accolé à la
maison, Mr Lapasin un ami de mes parents avait fait une chape de béton sur le sol. Papa avait
creusé une auge dans un bloc de granit, il fallait le voir jouer de la massette et du poinçon
pour défoncer ce morceau de pierre. Avec quelques planches et des chevrons, mon père
fabriqua un plancher à claire voie sur la moitié du cabanon. Une demi botte de paille fut
éparpillée, une porte solide fut mise en place avec un gros verrou, nous n’attendions plus que
l’arrivée de «
Casimir
». Le nom de ce nouveau venu était déjà trouvé, c’est Mr Guéranger
qui nous amena ce pensionnaire, un joli petit cochon tout rose, qui fit la joie de tous. Je
devais avoir 7 ou 8 ans, et déjà plein de courage pour m’occuper de «
Casimir
» désormais
mon compagnon. Très vite, il apprécia les séances de brossage, et le temps de nettoyer sa
soue, je le lâchais dans la cour. Pour le faire rentrer je n’avais qu’à prendre le seau avec un
peu de babeurre (petit lait que nous allions chercher à la laiterie) et «
Casimir
» s’empressait
de réintégrer son local.