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Un peu de confort
L’eau chaude arriva en plus, grâce à la pose d’un petit chauffe-eau au gaz, au dessus
de l’évier. Je fis une installation de douche sommaire, mais que j’appréciais beaucoup, (dans
la soue de Casimir). Effectuant beaucoup de ramonages à l’entreprise qui m’employait ;
certains jours nous ramonions jusqu’à quarante cheminées, la douche devenait
indispensable !
Puis sur ma lancée, je modifiais complètement le jardin, plantais des poiriers,
redistribuais l’ensemble en créant des allées tout autour. Naturellement il fallait continuer à
jardiner car c’était la source de vie, ce jardin. Je fis un puisard pour récupérer les eaux de la
pompe qui inondaient l’allée. Je construisis des toilettes avec fosse étanche et cuvette w-c au
jardin, nous n’étions pas encore aux toilettes à la maison. Nous étions en 1951 !
Dans le jardin, côté chemin, il y avait une grande haie de noisetiers et d’épines.
J’entrepris de l’arracher, à la place je construisis un mur avec l’aide d’un camarade maçon. Je
demandais à la mairie l’alignement, Mr Royer adjoint au maire de Mr Leraillez à l’époque se
déplaça. Il me donna l’autorisation, en redressant le tracé du chemin. Je fis une large entrée
avec portail sur rail qui existe encore, en démolissant la soue poulailler qui me donna de la
pierre, pour le mur. Mr et Mme Collet, avaient déménagé à Condé, au dessus de la salle
Fould, ce qui laissait la maison libre,
C’est ainsi que je passais mes loisirs à améliorer notre maison pour donner un peu de
confort à mes parents, avant de partir à l’armée. Le 15 juin 1955 je reçu ma feuille de route
pour rejoindre Tarbes, affecté au 35 ème R A P, régiment parachutiste.
Pendant mon service militaire, Papa réaménagea la maison avec l’aide de Mr Lefrou,
carreleur maçon. Il ouvrit un garage, dans la cave bordant le chemin. En 1956, ma sœur fit
l’acquisition de sa première voiture: une traction avant une 11 légère de marque «
Citroën
».
Le mur bordant le chemin que je construisis en 1955.